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Une vue simple et agréable depuis la périphérie

Robert Linsdell •

Dans le domaine de l’informatique, nous parlons souvent du concept de « fenêtre unique », expression sans doute suremployée qui prétend rassembler tout ce qui doit vous préoccuper sur un même écran. Cet écran doit pouvoir être administré par une personne dépourvue d’expertise technique.

L’idée est séduisante, mais ceux qui créent effectivement ces écrans savent que c’est, dans le meilleur des cas, un peu plus compliqué que cela.

Le concept de fenêtre unique fait référence à une tendance plus large, la simplification du back-end (ou côté fastidieux) de l’informatique, visant à libérer les DSI et leurs équipes pour qu’elles puissent se concentrer sur les services en lien immédiat avec les objectifs de l’entreprise et qui bénéficient plus directement aux clients et aux collaborateurs. À terme, nous espérons vraiment que l’informatique ne sera plus un centre de coût mais un centre de profit, et que le datacenter pourra contribuer directement à la croissance de l’entreprise.

Examinons cela en détails : l’hébergement et l’exécution des charges de travail informatiques coûtent cher. Pour que l’informatique devienne un véritable centre de profit, il faut atteindre le stade où les bénéfices commerciaux d’une application, d’une donnée, d’une charge de travail, etc. seront supérieurs aux coûts engagés pour les exécuter.

Pensez au secteur de la distribution ou de la restauration : nous découvrons de plus en plus d’applications pratiques de l’IoT, et les industries de ces secteurs tentent d’exploiter des outils innovants, comme la reconnaissance faciale, pour améliorer l’expérience des clients et, au final, vendre plus. En Chine, KFC et Alibaba se sont associés pour déployer un service « souriez pour payer ». Si pour ces sociétés, et pour toutes les autres qui essaient ce service, les ventes sont supérieures aux investissements nécessaires pour le mettre en place, il devient tout simplement un centre de profit.

De l’unification au réseau distribué

Pour générer plus de valeur à partir des datacenters eux-mêmes, beaucoup d’entreprise ont favorisé l’unification, réduisant le nombre de datacenters disséminés sur leurs marchés d’activité pour tout rassembler ou presque dans un datacenter central, doublé d’un datacenter de secours situé sur un autre site.

Par exemple, en se regroupant en un nombre plus réduit de conseils plus larges, les conseils locaux de Nouvelles Galles du Sud (New South Wales, Australie) ont rassemblé différents datacenters sur deux sites de colocation. À l’échelle de l’état, GovDC a été plus loin en réunissant l’essentiel de l’infrastructure datacenter du gouvernement de Nouvelles Galles du Sud en deux installations spécialement prévues à cet effet.

Il s’agit d’une démarche de bon sens: tout garder à portée de main doit permettre de faciliter la gestion. Et jusqu’à récemment, c’était effectivement le cas.

Pourtant, le développement rapide des réseaux de périphérie vient mettre son grain de sable dans l’engrenage. Dans mes deux précédents articles sur la définition de la périphérie ('edge') du réseau et son application à une stratégie informatique hybride, nous avons étudié l’impact de la périphérie sur les entreprises d’aujourd’hui et les avantages majeurs que pouvait apporter l’adoption d’une infrastructure en périphérie. Nous allons maintenant voir comment la périphérie peut aussi vous apporter la simplicité tant recherchée de la fenêtre unique.

De nombreux acteurs de l’industrie craignent que l’implantation de datacenters dans des lieux reculés ne contredise la nécessité de tout conserver à proximité pour en faciliter l’administration. Les entreprises s’inquiètent notamment de devoir mobiliser des ressources informatiques supplémentaires sur place pour administrer les réseaux distribués en périphérie : leurs budgets ne le permettent tout simplement pas.

Heureusement, les récents développements de l’infrastructure de périphérie vous permettent de préserver cet équilibre. Si le datacenter peut – et doit – s’étendre sur un réseau distribué, son administration peut être centralisée en un point unique.

Ce niveau de simplicité et de visibilité est séduisant pour les entreprises de toutes tailles, pour celles qui souhaitent simplement « maintenir les voyants au vert » tout comme pour celles qui souhaitent exploiter tout le potentiel de la transformation numérique.

Réseaux distribués de toutes formes et tailles

Imaginez le scénario suivant. Le siège de votre entreprise et ses ressources informatiques sont basées à Melbourne, mais vous disposez d’un bureau régional à Wagga Wagga, en Nouvelle Galles du Sud. Au réveil, le responsable informatique reçoit une alerte sur son téléphone l’informant d’une panne du datacenter modulaire du site régional. Grâce à sa 'fenêtre unique' (qui lui est facilement accessible sans quitter son pyjama), ce responsable identifie le problème de Wagga Wagga et le résout avant même qu’une autre personne le découvre.

Imaginez maintenant une telle intervention dans un contexte plus vaste: les établissements de santé de toute l’Australie et du monde entier commencent à chercher à exploiter des technologies comme l’analyse des données pour améliorer la rotation des lits, la gestion des ambulances, la distribution des repas, etc. Ces types d’application nécessitent une connexion haut débit à faible latence pour fonctionner de façon optimale, et un réseau distribué de datacenters modulaires, surveillé depuis un système central, peut devenir un véritable moteur.

Imaginez ce type de réseau utilisé pour du jeu en ligne: des recherches de Newzoo indiquent que le marché mondial des jeux a frôlé la barre des 127 milliards de dollars australiens en 2016, et ce chiffre risque bien d’augmenter encore considérablement au cours des prochaines années. La latence est la grande ennemie des joueurs, pour qui quelques millisecondes peuvent faire la différence. Avec l’augmentation de la part de la réalité virtuelle dans l’industrie du jeu, la volume de données à gérer et à protéger de toute latence va croître de façon exponentielle.

Anticiper l’avenir et permettre à l’informatique de trouver de nouvelles sources de valeur

Nous ne devons pas non plus oublier que l’infrastructure de périphérie se gère d’elle-même, permettant à l’équipe informatique qui la surveille depuis un site centralisé de se concentrer sur les aspects plus intéressants, proactifs et commerciaux de l’informatique. De par nos échanges avec nos clients, nous savons qu’un supplément de capacité les aide à planifier plus efficacement leurs prochains investissements en ressources informatiques.

Vous profitez ainsi du meilleur des deux mondes : les données sont gérées en périphérie, où elles sont créées, ce qui garantit une faible latence et évite d’avoir à traiter les données locales sur le réseau principal ; le service informatique profite quant à lui de la simplicité de la fenêtre unique.

À terme, investir dans la périphérie sera indispensable pour améliorer l’expérience des clients et faire en sorte que l’informatique s’amortisse puis génère une valeur inédite et inaccessible jusqu’ici.

Vous voulez en savoir plus ? Ne manquez pas mon quatrième article de cette série : j’y fournirai davantage de détails expliquant comment nos clients du monde réel profitent de l’Edge Computing.

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